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01.02.2026

La Nationale décryptée par Delphine Darbellay

Actuellement blessée, la Valaisanne de 23 ans a effectué la reconnaissance de la piste masculine de Crans-Montana. Elle livre les secrets du parcours, qu'elle a parcouru en détails.

La Nationale est une piste de légende. Théâtre des Championnats du monde 1987, elle avait notamment permis de couronner Peter Müller et Pirmin Zurbriggen. Même s'il n'est pas forcément le plus exigeant du circuit, le parcours valaisan est long (près de deux minutes de course) et varié, ce qui propose une descente que la plupart des athlètes apprécie, et qui couronnera à coup sûr le descendeur le plus complet lors des prochains Mondiaux dans un an.

Le premier effort pour les athlètes consiste à rejoindre le départ de l'épreuve mythique. Pour ce faire, il faut emprunter un premier télécabine, puis deux télésièges, avant de se retrouver au sommet de Bella Lui. Après avoir franchi le portillon de départ, place au dévers de Bella Lui justement. "C'est plutôt plat et il est important de prendre de la vitesse", précise Delphine Darbellay, qui a analysé le tracé lors de la reconnaissance. "Il faut laisser filer les skis."

"Il va falloir skier en finesse"

"Il y a passablement de portes cachées", ajoute la Valaisanne, vice-championne du monde lors de l'épreuve par équipes à Saalbach. Puis place à la première partie technique de la piste. "Au premier saut (ndlr: à Cry d'Er), il y a beaucoup de monde qui s'arrête pour trouver la bonne direction. C'es très important sur les sauts, surtout lorsque la trajectoire est cachée." Place ensuite à une partie avec des virages et de la glisse. "Il va falloir skier en finesse", ajoute la skieuse de La Fouly.

Puis vient le plat des Houlès. "C'est une partie très plat, il faut vraiment se faire le plus petit possible pour prendre un maximum de vitesse", précise Delphine Darbellay. "Là, les secondes sont chères." Dans le mur des Mélèzes et les bosses de la forêt, c'est une zone que la skieuse de 23 ans apprécie. "Il y aura de la vitesse, mais les skieurs vont pouvoir se faire plaisir dans ces grands virages." La reconnaissance revêt une importance toute particulière, rappelle la Valaisanne. "C'est primordial pour réussir une bonne course."

Avant de rejoindre l'aire d'arrivée, il reste un saut et une traverse, puis le fameux mur final d'une manche qui fait près de deux minutes. "C'est une belle piste, pas forcément la plus dure pour les messieurs au niveau d'un Kitzbühel ou Bormio, mais pleine de variété", a encore confié la vice-championne du monde par équipe à Saalbach en 2025

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