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01.02.2026

Didier Défago : « Nous sommes clairement sur la bonne voie »

Le CEO des courses de Coupe du monde FIS de Crans-Montana tire un bilan plus que positif des compétitions qui se sont déroulées ce week-end sur le Haut-Plateau. Une répétition générale réussie avant les Championnats du monde FIS de ski alpin Crans-Montana 2027.

Le public suisse a vibré aux exploits de Malorie Blanc et de Franjo von Allmen, qui ont triomphé lors des courses de l’Audi FIS Coupe du monde de ski alpin à Crans-Montana ce week-end. Le spectacle fut au rendez-vous pour le plus grand bonheur des près des 20'000 fans qui se sont amassés aux abords et au pied des pistes Nationale et Mont Lachaux.

À une année des Championnats du monde FIS, le défi était de taille cette année pour les organisateurs avec deux pistes à préparer simultanément pour cette répétition générale. Mais la mission a été remplie avec succès par Didier Défago, le CEO des compétitions, et ses équipes. Interview.

Didier Défago, quel bilan tirez-vous de ces trois jours de compétitions entre l’annulation de la descente dames et des courses à succès de ce week-end ?

C’est un bilan positif avant tout. Les conditions étaient difficiles durant la semaine, mais cela fait partie du jeu. Je pense qu’on a pu bien observer certains points au niveau de l’organisation. Et surtout, on termine avec deux points forts : deux courses fantastiques et deux victoires suisses. Je crois que c’est idéal pour lancer la suite, pour lancer les Championnats du monde. C’est positif et ça amène aussi du baume au cœur aux équipes après les événements de ce début d’année. Tout cela permet vraiment de mettre en valeur le travail qu’elles ont accompli.

Quels sont les points à encore améliorer en vue des Mondiaux 2027 ?

Nous avons déjà fait un gros pas en avant par rapport à l’année passée. Du côté de la piste Mont Lachaux chez les femmes, nous avons vu que la préparation de la neige était très bonne. Chez les hommes aussi. Pour moi, sur la Nationale, il y a encore un peu de potentiel, notamment au niveau de la difficulté de la piste. Nous pouvons encore l’améliorer. Mais nous sommes clairement sur la bonne voie.

Quels sont les prochains axes de travail ?

Ce qui est important maintenant, c’est de faire un gros débriefing avec la FIS et avec les différents collaborateurs. Il faudra analyser ce qui a bien fonctionné au niveau de l’organisation et identifier les points à améliorer. Ensuite, il ne faut pas oublier que la configuration d’une aire d’arrivée est différente pour de grands événements comme les Championnats du monde FIS. Des séances ont déjà eu lieu cette semaine avec la Fédération internationale afin d’identifier les besoins en fonction de l’espace disponible.

Mais une chose est sûre, au niveau des dispositions et de l’implantation de base, nous sommes dans le juste. Cela nous donne une très bonne base supplémentaire pour l’année prochaine.

Comment analysez-vous la gestion de deux pistes en simultané ? 

Ce fut un gros défi cette année. Notamment en termes de collaboration avec les remontées mécaniques ou avec les deux équipes de piste, qui ont dû se répartir le travail différemment par rapport aux années précédentes. Aujourd’hui, chacun sait clairement sur quoi il doit travailler. Le grand point positif, c’est qu’au niveau du timing de préparation des pistes, nous sommes exactement dans les mêmes délais que pour l’année prochaine. Nous savons précisément quelles périodes utiliser, à quel moment intervenir et à quelle étape nous devons nous trouver lors de la préparation. Le débriefing nous permettra de le définir très précisément.